17 décembre, 2006

Télé et pot-pourri
















J’irai dormir chez vous


On a souvent tendance à oublier que la télévision propose des émissions diablement intéressantes et originales. C’est le cas de J’irai dormir chez vous. Le principe est simple : Antoine de Maximy arrive seul et sans préparation dans un pays, avec pour objectif de rencontrer les habitants et de se faire inviter chez eux pour la nuit. Il est équipé de deux caméras, l’une sur son épaule filme ce qu’il voit, et l’autre, munie d’un bras articulé, filme son visage. D’une durée de 52 minutes, le documentaire offre une vision réaliste et très intime des pays visités. L’émission est toujours diffusée sur la chaîne Voyage et, normalement, sur Arte. Les DVD sortent petit à petit.
Au Japon


Karambolage


« Un mot, un objet, une image, une coutume, une onomatopée : à travers Karambolage, ARTE se penche sur les particularités de la culture quotidienne française et allemande. Des regards à la fois critiques et pleins d'humour qui décryptent nos habitudes et nos comportements. Décliné en courtes rubriques, Karambolage fait s'entrechoquer nos différences des deux côtés du Rhin. »
Diffusé tous les dimanche à 20 heures, Karambolage est une émission que j’aime vraiment. On apprend des foules de choses, de la fête régionale au système de tri des déchets en passant par l’origine de certains mots. Sachant que le site d’ARTE propose les émissions des 4 dernières semaines, pourquoi s’en priver ? A voir absolument.


Divers

Surfer


3 extensions intéressantes.

-FoxyTunes permet de gérer son lecteur de musique depuis la fenêtre du navigateur. S’installant sous la forme d’une petite barre d’état tout en bas de la fenêtre, cette extension est fort pratique et évite d’ouvrir/réduire des fenêtres pour régler le volume, changer de piste, etc.

-Download Statusbar remplace la fenêtre « téléchargements » et s’insère de la même façon que FoxyTunes. Les options permettant d’ouvrir le fichier téléchargé ou son répertoire, de le supprimer du disque dur sont intéressantes.

-Scrapbook est utile pour les dossiers, les exposés ou pour lire une page plus tard. Conçu pour sauvegarder une page sans faire de capture d’écran, son atout est de fournir diverses fonctionnalités comme éditer les pages, surligner des passages, enregistrer une vidéo ou musique de la page.


Jouer


Raiden X
Reprenant des éléments de Raiden I et II, Raiden X est un jeu flash bien réalisé et surtout beaucoup plus facile que les précités (je viens de me refaire le premier, le finir sans « tricher » semble impossible : touché, on a le droit de recommencer le niveau). On peut sauvegarder en plus ! Un bon défouloir pour les amateurs de Shoot’em Up à scrolling vertical.

Neverball
Un jeu tout en 3D à télécharger et dont le concept s’apparente à celui de Marble Madness. On dirige une balle sur un plateau et l’on doit l’amener à la fin du parcours dans le temps imparti, en évitant les obstacles et sans tomber dans le vide. Parfois assez frustrant quand on n’y arrive pas.

10 décembre, 2006

04 décembre, 2006

Retrogaming


Tu cliques ou tu pointes ?









S’il y a un bien un genre qui était roi sur PC dans les années 90, c’était le Point&Click, jeu d’aventure jouable entièrement à la souris. On peut dire que LucasArts est à l’origine du genre tel qu’on le connaît aujourd’hui avec le lancement, en 1987, de Maniac Mansion et du SCUMM (Script Creation Utility for Maniac Mansion) qui laisse plus de possibilités au joueur et rend désuets les jeux textuels.

Le principe est simple puisque tous les contrôles sont réalisables avec les deux boutons de la souris. Les actions possibles sont : regarder, aller vers, prendre (et parfois tirer/pousser), utiliser, combiner, parler. La plupart du temps, au début du jeu, on a accès à quelques destinations (composées de plusieurs écrans fixes) où il faudra résoudre des énigmes en parlant aux gens, en utilisant des objets et en cherchant des indices, ce qui permettra par la suite de débloquer de nouveaux lieux et de faire avancer l’intrigue. Ce qui fait la force de ce type de jeu, c’est la richesse des dialogues, vraiment travaillés et souvent très drôles. Il faut avouer que les doublages pour les versions CD sont très réussis. Ensuite viennent les décors : les écrans sont fixes, on y passe du temps alors il faut assurer. Dans les défauts, on pourrait y mettre les énigmes de certains jeux parfois très corsées ou complètement tordues.


Sélection de très bons représentants de cette catégorie.


Sam And Max Hit The Road


Mon préféré et le premier auquel j’ai vraiment pu me mettre sérieusement. Un chien et un lapin (complètement frappé), policiers freelance, traversent les Etats-Unis pour retrouver Bruno le big foot kidnappé. Drôle et prenant. Le CD du jeu peut aussi faire office de CD audio et contient le très country « I am the king of the creatures ! ».











Day Of The Tentacle

La suite de Maniac Mansion. Ici, l’on contrôle 3 personnages dans 3 époques dont le but est d’empêcher la conquête du monde par un tentacule qui a un peu abusé de produits radioactifs. Attention : énigmes tordues.











Full Throttle

Ca sent l’huile de moteur tout d’un coup, on sort donc son blouson de cuir et on enfourche sa bécane pour sauver l’industrie de la moto dans un univers à la Mad Max.













Indiana Jones And The Fate Of Atlantis

On troque la moto pour un fouet. Une tonne de dialogues, des lieux exotiques à visiter, l’ambiance des films…bref un incontournable pour les amateurs de Junior.











Discworld

Tiré des livres de Terry Pratchett, le farfelu et l’humour sont bien là. Il faut aider Rincevent, le pire magicien existant, à débarrasser la ville d’Ank Morpork d’un dragon. Un très bon jeu mais des énigmes ardues qui m’ont empêché de le finir.











Les Chevaliers de Baphomet : Les Boucliers de Quetzalcóatl

Deuxième épisode de la série avec pour fond la mythologie maya, il nous fait visiter le Mexique, les Caraïbes, la France. L’accent anglais du héros George Stobbart (« un clawn ») vaut le coup. La fin déçoit par contre.













N’oublions pas les Monkey Island, Gabriel Knight, King’s Quest, Beneath A Steel Sky et tant d’autres qui ont fait passer tant d’agréables heures aux joueurs PC. Aujourd’hui, la mode n’est plus trop aux Point&Click, je prendrai pour preuve l’abandon du développement de Full Throttle 2 et de Sam&Max 2. Toutefois, nous avons récemment eu le droit à l’Amerzone et Syberia (Benoît Sokal), Still Life, Runaway et Dreamfall. A noter : A Vampire Story, par des anciens de LucasArts, devrait bientôt sortir.

25 novembre, 2006

Pixel Art

"De mon temps..."










Quand son enfance est bercée par la 2D, on ne peut qu’être nostalgique et triste quand l’on s’aperçoit de son remplacement par une froide 3D. Adieu l’époque bénie des point&click* et des fantastiques jeux de plateforme/RPG. Quelques bastions tiennent encore le coup à l’image des Metal Slug sur Arcade et des Castlevania sur portable (Dieu bénisse la game boy advance) qui offrent des graphismes somptueux, bourrés de détails et d’une « chaleur » que je ne sais retrouver dans le commun des jeux 3D.


Au lieu de se lamenter sur sa chaise à bascule, le mieux est encore de se lever dans un craquement d’os, d’empoigner sa canne d’une main noueuse et de se diriger vers son PC équipé d’Internet. Oui, le net regorge d’une foule de fans qui nous rappellent que la Mort a d’autres chats à faucher que de prendre la vie de la 2D. Création de jeux amateurs, remake d’anciens jeux d’aventures (voir ceux de Zack Mc Kraken ou encore King’s Quest III), il y a une multitude de façons de trouver son bonheur grâce à ces passionnés. L’autre grand défenseur c’est le Pixel Art.












Le Pixel Art, c’est la création d’une image pixel par pixel avec un nombre de couleurs limité. Un travail très long et minutieux qui peut prendre la forme d’un avatar, une bannière ou encore une scène voire une ville. La communauté du Pixel Art est très active et on trouve facilement des tutoriaux pour pouvoir s’y adonner, la seule condition est d’avoir un logiciel de graphisme (Illustrator, The Gimp, Paint…). Bref, si la 2D vous manque et que ces quelques images vous touchent alors le Pixel Art est fait pour vous !

Images tirées de Pixel Joint

*J’y reviendrai. ;)



The 4th Tenku Festival

Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi !

Organisé par les étudiants, ce festival se déroulant sur le campus proposait :

-braderie ;

-concerts, danses traditionnelles et autres performances ;

-costumes (le café au 2è étage de la cafétéria était servi par de charmantes hôtesses déguisées en soubrettes);

-mets délicieux à des prix dérisoires.

A l’entrée, près du millenium Hall (voir plan), la braderie. Rien de vraiment intéressant. Heureusement, de multiples plats asiatiques m’attendaient pour rattraper le coup. Tous ces plats sont meilleurs sur les gradins ensoleillés de l’amphithéâtre avec une jolie vue sur la mer et Beppu.

Ouverture des festivités avec un hot-dog. Même si les chinois mangent du chien, ce plat est américain semblerait-il. Disons que c’était pour réveiller mon appétit et l’argent allait aux gardes-côtes japonais. Baywatch Kawai sans doute.









Ensuite, si mes souvenirs sont bons, test des takoyaki (たこ焼き) recommandés par mon ami thaïlandais. Ca ressemble à des boulettes de pâte à crêpe recouvertes de mayonnaise et d’une sauce à base de ketchup. Première bouchée : je parie que c’est de la pieuvre. Gagné ! La boulette contient de la pieuvre grillée et du bouillon d’algues. Ce n’est pas trop mauvais en tout cas.










Je me ballade le long des stands et l’un deux me met l’eau à la bouche pour ses okonomiyaki (お好み焼き). Le terme signifie « ce que vous voulez ». En effet, on peut ajouter ce que l’on veut dans cette crêpe sarrasin japonaise. La mienne contenait : porc grillé, nouilles sautées, œuf, oignons et l’indispensable sauce soja. Délicieux et très nourrissant.











Puis je me fais aborder par une charmante japonaise en kimono traditionnel m’invitant à goûter aux udon (うどん). Ce sont de très grosses nouilles à base de farine. Il y a de très nombreuses façons de les cuisiner. Ici, la version froide saupoudrée d’une farine verte sucrée (l'image ne correspond pas tout à fait).












Pour le feu d’artifice, des nouilles sautées thaïlandaises avec ses légumes puis un bouillon de poulet, udon et légumes. Sans oublier le thé froid gracieusement offert par une étudiante.












Voilà pour un délicieux week-end à moins de 10 euros. Et ça peut aider à choisir au resto japonais.

23 novembre, 2006

Scrubs

Rire est bon pour la santé










Série assez méconnue en France et diffusée sous le nom « Toubib or not toubib », Scrubs est pourtant la création de Bill Lawrence, déjà papa de Spin City. Quand Spin City traitait avec dérision de la politique, Scrubs s’occupe en beaucoup plus loufoque du milieu hospitalier. Dès le premier épisode le ton est donné et des personnages qui pourraient très bien être sortis d’un asile apparaissent. Le héros, J.D., est interne en médecine et possède une sacrée imagination. Ses réflexions sont partagées avec le spectateur par l’intermédiaire de voix-off, et voir ce qu’il imagine est hilarant. Il est entre autres accompagné de Turk, le chirurgien noir immature (il fait peur aux voisins avec son chien empaillé) et de Elliot, autre interne en médecine, qui elle, est une vraie boule de nerfs. S’ajouteront le bourru Dr Cox, mentor malgré lui de J.D et pro des réparties cyniques, le Dr Kelso qui est à hurler de rire dans son rôle de chef détestable et détesté, Ted l’avocat suicidaire (qui reprend des génériques télés à capella avec son groupe) ET le « Janitor », véritable psychopathe dont le passe-temps favori consiste à traquer JD et lui pourrir son quotidien. Les patients et autres problèmes seront l’occasion pour tout ce petit monde de se rencontrer que ce soit pour se chamailler, se tirer dans les jambes, s’amuser, etc. tout en faisant rire le public.

Tout ça pour en arriver à un constat inévitable : Scrubs est une des séries les plus drôles du moment et de ces dernières années. Le script est une perle et la performance des acteurs est remarquable. De plus de nombreuses guest stars viennent le temps d’un ou deux épisodes à l’image de Michael J. Fox, Collin Farrel, Matthew Perry, Brendan Fraser… Les musiques plutôt rock et pop qui accompagnent les épisodes ne sont pas en reste et proposent des artistes tels que Eels, The Shins, Cary Brothers, The Polyphonic Spree et Colin Hay. Je prescris du Scrubs en intraveineuse, excellents moments garantis et remède à tout coup de blues !


Morceaux choisis


Dr Kelso: Dr. Cox, did you get my memo stating that residents should wear their lab coats at all times?
Dr Cox
: Yes I did. At first I just threw it away, but then I thought, that's not grand enough a gesture; so I made a model of you out of straw, put my lab coat on it - with your memo in the pocket - and invited the neighbourhood kids to set fire to it and beat it with sticks.

Dr. Cox: I don't want to hear anything out of that man's mouth other than "Oh no, I'm dying, there's a bright light, but wait a minute, this is wrong, I'm in hell! Hitler, Musollini... Captain Kangaroo? That's not right."

Nurse Carla Espinosa: Dr Cox... why is your mouth red?
Dr. Cox: Duct tape, two hours in a morg
ue drawer, don't piss off the janitor. End of story.

Dr Kelso: Hey, guess what has two thumbs and doesn't give a crap?
[Points at his face with his thumbs]
Dr Kelso: Bob Kelso! I think we've met...

23 septembre, 2006

Un post !




Compte-rendu après quelques jours passés au Japon.


Arrivée à l’APU. La Ritsumeikan Asia Pacific University est juchée sur les montagnes et ne se situe pas loin de la plage. C’est très grand. On pourrait se croire dans une ville miniature. D’ailleurs, le campus possède, outre les bâtiments réservés au cours et à l’administration, 2 bâtiments de 5 étages pour les logements des premières années, une superette, un self, un stade, etc. Tout est donc là pour se sentir à l’aise. Les chambres ne sont pas en reste et sont notamment équipées de l’ ADSL et du téléphone.

Les moyens mis en œuvre pour faire de cet endroit une école agréable et moderne sont impressionnants. Pas un seul papier ne jonche les « rues » et les couloirs brillent. La législation japonaise aide un peu : interdiction de fumer dehors excepté dans certains espaces réservés, adieu les mégots jetés n’importe où donc. Le peu que j’ai pu voir des salles de cours m’a plu : rétroprojecteurs et 4 grands écrans pour les élèves (un à gauche et un à droite, même chose au milieu de la salle). On peut donc s’asseoir où l’on veut sans craindre de se tordre le cou ou de s’abîmer les yeux. Le « Media Center » permet, entre autres et grâce à son équipement, de transférer ses vidéos sur ordinateur. Il est à noter que chaque élève possède une adresse mail, peut créer son site (des cours sont même donnés), j’en passe et des meilleures. J’allais presque oublier les ascenseurs, machines à café, balances et autres machines parlantes !

Tout ça c’est très bien mais qu’en est-il des gens que je côtoie quotidiennement ? Plus de 70 régions et pays se retrouvent au même endroit, et ce, dans un esprit de convivialité. Les résidents étrangers et japonais sont très ouverts et ravis de pouvoir échanger ensemble. Notons que les allemands sont excellents en anglais et que les français sont bien appréciés. De plus, le personnel est extrêmement courtois et serviable, toujours là pour saluer et aider.

Il semblerait que tout commence pour le mieux.








Building A (Administration)

Building B (Faculty Offices)

Building C (Millennium Hall)

Building D (Media Center)

Building E (Student Union)

Building F (Classrooms)

Building H (Graduate School)

AP House 1, AP House 2









02 septembre, 2006

Le Japon

Les japonais sont créatifs et complètement dingues, la preuve en images avec un jeu télé pour se faire les abdos ou encore un Questions Pour Un Champion très motivant. Oui mais après ça, j'imagine que l'on doit avoir peur d'aller à la plage ou skier.
Une dernière : Crazy Taxi !

27 août, 2006

Do Androids Dream Of Electric Sheep? (AKA Blade Runner)






Il me semblait naturel de traiter de ce qui est, à mon sens, un monument de la science-fiction. Blade Runner est à la base un roman de Philip K.Dick, auteur incontournable du genre malheureusement disparu. En 1982, le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Ridley Scott, connu à l’époque pour son angoissant Alien. Les deux œuvres sont reconnues comme culte et le film, plus de 20 ans après sa sortie, déchaîne encore les passions…


Le prix est indiqué en italique. Ca veut dire qu’ils n’en ont pas en stock.


Blade Runner nous plonge dans un futur proche. La guerre mondiale Terminus a eu des conséquences désastreuses. Les retombées de poussière radioactive ont éradiqué la plupart des animaux, de nombreuses espèces se sont éteintes et les rares survivant se vendent à prix d’or. Posséder un animal est signe de grand prestige. Mais ce n’est pas tout, certains humains ont été touchés voyant leurs capacités régresser, on les appelle les spéciaux. L’Homme n’eut dès lors qu’une obsession : quitter la terre en colonisant l’espace. Pour les aider dans cette tâche, les androïdes furent créés. Parfois, il arrive que les androïdes, ne pouvant supporter la vie sur Mars, tuent leurs maîtres et tentent de retourner sur Terre. C’est là qu’interviennent les Blade Runners.


Rick Deckard, Blade Runner de San Francisco.


Cette fois, 8 andros se sont échappés. Dave Holden, le meilleur Blade Runner s’en est fait 2 avant d’être mis hors-jeu par un tir de laser pour un bon bout de temps. Rick Deckard est donc appelé pour finir son travail, travail qu’il accepte avec joie car il pourra se racheter un vrai mouton grâce à la prime. Toutefois, il devra réformer des Nexus 6, la dernière génération d’androïde qui est, sous certains aspects, supérieure aux être humains. La seule façon de les identifier et de les faire passer le test Voigt-Kampff. Ce test mesure la dilatation capillaire dans la région faciale (zone de la « honte » dont les réactions échappent au contrôle volontaire de l’individu) et la variation de tension des muscles de l’œil (il y a un petit mouvement couplé à la réaction de rougeur). Les androïdes se font piéger car ils n’ont pas de réactions en entendant des phrases concernant l’empathie (la capacité de comprendre ce que peuvent ressentir les autres) comme « le chef plonge un homard dans une bassine d’eau bouillante». Une fois percé à jour, l’androïde est détruit par le Blade Runner, ce qui n’est pas une mince affaire. Voici donc l’intrigue qui va se complexifier au fil des pages.


Un chef d œuvre


K. Dick nous plonge dans un monde sur le déclin où des humains blasés sont surpassés par leurs créations sur presque tous les plans et surtout en terme de "soif de vivre". Au final, qui est le plus humain ? Si l’ambiance est futuriste, les thèmes sont d’actualité. L’auteur était paranoïaque, je le crois sans problème : le complot est présent tout au long de l'histoire. Deckard est assailli de doutes à chaque instant et se remet sans cesse en questions. Le héros est donc un homme comme les autres écrasé par le poids de sa mission. De plus, les pistes sont sans cesse brouillées et on ne sait plus quoi croire (je vous laisse la surprise) ce qui donne lieu à des moments où le suspens est à son paroxysme.


Petit point sur le film


Même si je préfère le livre, beaucoup plus complet, le film est tout aussi culte. L’histoire diverge sur certains points et les éléments « étranges » à l’image de la fusion mercerienne sont occultés mais l’ambiance est parfaitement portée à l’écran. Le personnage du chef des nexus Roy Batty (interprété avec brio par Rutger Hauer) prend une toute autre mesure et devient l’élément clé du scénario. Les décors de la ville sont fabuleux et la musique électro de Vangélis n’est pas en reste. Par contre, méfiance ! Si le film vous tente, alors procurez-vous la version dite Director’s Cut. En effet, lors des projections tests, le public trouvait Harrison Ford trop froid (surtout par rapport à son personnage de Han Solo) et la fin sombre et donc en marge avec les autres productions. Les producteurs se sont autorisés à ajouter des commentaires en voix-off (Deckard a une bonne conscience) et à modifier la fin avec un happy end histoire de satisfaire le public…Le Director’s cut enlève tous ces commentaires, bénéficie de la fin originale et de la mythique scène de la licorne soulevant toutes deux de nombreuses questions. On attend toujours la version définitive du film (il en existe au moins 7), Ridley Scott se battant contre un des propriétaires du scénario pour pouvoir la sortir.

En conclusion, Blade Runner est une expérience qui vaut la peine d’être vécue. Après, pourquoi ne pas lire les autres récits du maître de la science-fiction dont Holywood s’est souvent inspiré (Total Recall, Minority Report…) ?


15 août, 2006

Les Formidables Aventures de Lapinot

Tout commence en 1994 quand Lewis Trondheim signe avec les éditions Dargaud pour la publication de Lapinot. Trondheim n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il est déjà l’auteur de « Lapinot et les carottes de Patagonie », extraordinaire aventure de 500 pages N&B qui est sortie sous la collection Eperluette de L’Association, la structure d’édition dont il est le co-fondateur.

Un jus de carotte pour moi


Ce qui marque dans Lapinot, c’est le dessin. Les traits sont simples et les personnages sont tous des animaux. L’erreur à ne pas faire, c’est de prendre ces bandes dessinées pour des albums pour les enfants. Passé la surprise de ce graphisme particulier, on ne peut qu’adorer le style si simple et pourtant si efficace de l’auteur. En effet, on s’aperçoit rapidement que ces animaux sont humanisés à l’extrême et très attachants. De plus, les planches regorgent de détails. Autres points forts des aventures du lapin en imper : la qualité du scénario et la richesse des dialogues. L’histoire se passe dans notre quotidien et est prétexte à de nombreuses réflexions pertinentes et autres tranches de rigolades. Les aventures parodiant des univers comme la science-fiction sont un vrai régal. Pour faire très simple : l’essayer c’est l’adopter.

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De quoi se réconcilier avec les lapins.


C'est pas fini !

Et pour les amateurs d’ambiance héroïc-fantasy (et ceux qui veulent passer un bon moment), jetez-vous sur Donjon, une autre perle de Trondheim et de Sfar (les grands esprits se rencontrent) tout aussi bourré d’humour mais cette fois avec une touche d’épique. Et puis, y’a aussi des lapins dedans mais racistes et sectaires.

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12 août, 2006

A venir !

Un petit article sur une formidable BD de Lewis Trondheim.

11 août, 2006

Ne pas reproduire ce qui suit chez soi !

Ne vous inquiétez pas : tout va bien.

Hier je me suis réveillé en sursaut à 4h40. Commençant à 5 h, il n'est pas dur de deviner l'état dans lequel je me trouvais. Manier des cartons 20 minutes après le réveil, c'est éprouvant, surtout le temps que j'émerge. Bref, tout ça pour bien saisir ce qu'il m'est arrivé ce matin. Je regarde ma montre, il est 20. Ne voulant pas me retrouver dans le même état qu'hier, je me lève pour manger puis pour me préparer. Ayant encore 5 minutes devant moi je décide d'allumer mon PC. Et là j'ai un choc ! Je vérifies sur mon portable et ma montre au cas où, mais oui, il est bien 1h40 du mat ! Seule solution : se déshabiller puis se coucher. Bon, je n'ai toujours pas compris ce qu'il s'est passé mais pour ma défense je dirai que je n'ai sur mon compteur qu'une petite dizaine d'heures de sommeil.

Bonus

Une fois n'est pas coutume, cet aprem je décide de faire une sieste. Tout à coup, j'entends mon pôpa dire à ma soeur : "lève-toi, il est 10h". Je stresse à mort, pensant être vraiment mais vraiment à la bourre puis me rappelle que l'on est samedi et que je ne bosse pas... J'ai finalement retrouvé mes esprits quelques instants après.




10 août, 2006

MSN

Les vacances se poursuivent, aller à la plage c’est dépassé, pourquoi ne pas utiliser ce magnifique outil qu’est MSN ? La sortie de la nouvelle version hebdomadaire était un prétexte alléchant pour que nous vous donnions quelques conseils.

Etre à la pointe de la mode ou le tuning virtuel

MSN fait le bonheur des jeunes branchés et la récente mouture de MSN Live (la beta 8.38 plus) ne déroge pas à la règle. Un plugin permettait de chatter tout en étant hors-ligne, plugin très pratique qui évite de faire le ménage dans ses contacts. Car oui, mieux vaut avoir 100 contacts qu’une dizaine de bonnes relations, surtout dans les soirées mondaines :

-Moi, personnellement, j’ai 100 contacts sur MSN, je suis très demandé.

-Voyons Jean-Chaaaarles, vous êtes si exquis que rechercher votre compagnie est naturel. »

Le principe des messages différés est une agréable nouveauté. Cela permet d’envoyer un message à une personne qui vient de se déconnecter. Les personnes ayant avoir le dernier mot (« Toi-même d’abord. »), les timides (« Je t’aime lol ») ou les aigris (« Alors on se connecte ? Bah je t’ai bloqué empaffé, va brûler en enfer…») sont déjà conquises.

Aujourd’hui, ouvrir deux sessions en même temps est possible, il suffit juste d’avoir deux comptes ! LE truc qui fait la différence. Un « must have » pour les hommes/femmes volages pour jouir au maximum de leur double vie. Et comme le dit si bien la chanson : « Schizos are never alone ».

Ensuite, la « Jacky’s touch ». MSN permet d’affirmer sa personnalité grâce à ses nombreuses options. Les messages persos en couleurs en sont un bon exemple. En effet, quoi de mieux qu’un «tu me manques Robert ma grande folle » écrit avec un rose fluo que renierait pas le sensible Elton John ? En parlant d’Elton John, faire savoir ce que l’on écoute est possible. Tout le monde saura que vous vous passez en boucle le dernier album de Lorie avant même sa sortie, attention aux envieux.

Des sentiments transcendés

MSN est (presque) un havre de paix et d’amour. Il n’y a que des gens qui vous aiment. Sur la balance affective virtuelle, le contact Unknown80@hotmail.com pèse aussi lourd que la personne avec qui vous gambadiez en couche-culotte. Il a beaucoup de qualités (attention il est possible qu’il trie/choisisse ce qu’il vous dit) ET il vous comprend d’autant plus qu’il est souvent d’accord avec vous. Il dit souvent « lol » car lui au moins comprend l’étendue de vos dons d’humoriste. Peut-être ne sont-ce autres que les prémices d’une idylle ?

Pour plaire, il est de bon ton d’avoir à disposition un bel avatar. Mettre un Apollon moderne aide beaucoup et votre contact vous idéalisera. Il est indéniable que faire passer un sentiment est simple : un « ^^ » ou autre « : ) » se suffit à lui-même. Autre classique, décrire son humeur du moment dans son message perso. Attention tout de même aux excès tels que « Je t’aime kro kro, je ne puis imaginer vivre sans toi » car ça en fera rire et parce que certains s’en moquent comme de leur première chemise.

Mais parfois, tout ne se passe pas comme prévu. Ne pas pouvoir défenestrer la personne énervante est assez frustrant, vous voilà prévenus. [...]

Pour aller plus loin

Pour les pros, que dis-je, les génies, voici d’ultimes astuces.

-Le faux statut : pour éviter de dire à quelqu’un que l’on gêne, il suffit de se mettre en absent. Evitez de changer d’avatar ou de pseudo dans ces moments sinon d’aucuns se douteront de quelque chose. A noter que le statut occupé est généralement mieux accepté.

-Le blocage : même principe, technique plus vicieuse ou pas.

-Le super statut personnalisé : à défaut d’être fourni pas MSN, on peut créer un « parti à Auchan », « pas occupé », « venez me parler où je saute », etc. On peut par la même se créer une vie puisque, non, vous ne traînez pas toute la journée devant votre écran vu que vous étiez « parti aux toilettes » pendant 1 minute. Faire croire des choses est possible.


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[PS : oui, on pense à de drôles de choses en bossant.]

Pourquoi ?

Blog créé pour pallier à l'ennui. Déposez votre premier degré sur le porte-manteau en entrant.