27 août, 2006

Do Androids Dream Of Electric Sheep? (AKA Blade Runner)






Il me semblait naturel de traiter de ce qui est, à mon sens, un monument de la science-fiction. Blade Runner est à la base un roman de Philip K.Dick, auteur incontournable du genre malheureusement disparu. En 1982, le livre a fait l’objet d’une adaptation cinématographique réalisée par Ridley Scott, connu à l’époque pour son angoissant Alien. Les deux œuvres sont reconnues comme culte et le film, plus de 20 ans après sa sortie, déchaîne encore les passions…


Le prix est indiqué en italique. Ca veut dire qu’ils n’en ont pas en stock.


Blade Runner nous plonge dans un futur proche. La guerre mondiale Terminus a eu des conséquences désastreuses. Les retombées de poussière radioactive ont éradiqué la plupart des animaux, de nombreuses espèces se sont éteintes et les rares survivant se vendent à prix d’or. Posséder un animal est signe de grand prestige. Mais ce n’est pas tout, certains humains ont été touchés voyant leurs capacités régresser, on les appelle les spéciaux. L’Homme n’eut dès lors qu’une obsession : quitter la terre en colonisant l’espace. Pour les aider dans cette tâche, les androïdes furent créés. Parfois, il arrive que les androïdes, ne pouvant supporter la vie sur Mars, tuent leurs maîtres et tentent de retourner sur Terre. C’est là qu’interviennent les Blade Runners.


Rick Deckard, Blade Runner de San Francisco.


Cette fois, 8 andros se sont échappés. Dave Holden, le meilleur Blade Runner s’en est fait 2 avant d’être mis hors-jeu par un tir de laser pour un bon bout de temps. Rick Deckard est donc appelé pour finir son travail, travail qu’il accepte avec joie car il pourra se racheter un vrai mouton grâce à la prime. Toutefois, il devra réformer des Nexus 6, la dernière génération d’androïde qui est, sous certains aspects, supérieure aux être humains. La seule façon de les identifier et de les faire passer le test Voigt-Kampff. Ce test mesure la dilatation capillaire dans la région faciale (zone de la « honte » dont les réactions échappent au contrôle volontaire de l’individu) et la variation de tension des muscles de l’œil (il y a un petit mouvement couplé à la réaction de rougeur). Les androïdes se font piéger car ils n’ont pas de réactions en entendant des phrases concernant l’empathie (la capacité de comprendre ce que peuvent ressentir les autres) comme « le chef plonge un homard dans une bassine d’eau bouillante». Une fois percé à jour, l’androïde est détruit par le Blade Runner, ce qui n’est pas une mince affaire. Voici donc l’intrigue qui va se complexifier au fil des pages.


Un chef d œuvre


K. Dick nous plonge dans un monde sur le déclin où des humains blasés sont surpassés par leurs créations sur presque tous les plans et surtout en terme de "soif de vivre". Au final, qui est le plus humain ? Si l’ambiance est futuriste, les thèmes sont d’actualité. L’auteur était paranoïaque, je le crois sans problème : le complot est présent tout au long de l'histoire. Deckard est assailli de doutes à chaque instant et se remet sans cesse en questions. Le héros est donc un homme comme les autres écrasé par le poids de sa mission. De plus, les pistes sont sans cesse brouillées et on ne sait plus quoi croire (je vous laisse la surprise) ce qui donne lieu à des moments où le suspens est à son paroxysme.


Petit point sur le film


Même si je préfère le livre, beaucoup plus complet, le film est tout aussi culte. L’histoire diverge sur certains points et les éléments « étranges » à l’image de la fusion mercerienne sont occultés mais l’ambiance est parfaitement portée à l’écran. Le personnage du chef des nexus Roy Batty (interprété avec brio par Rutger Hauer) prend une toute autre mesure et devient l’élément clé du scénario. Les décors de la ville sont fabuleux et la musique électro de Vangélis n’est pas en reste. Par contre, méfiance ! Si le film vous tente, alors procurez-vous la version dite Director’s Cut. En effet, lors des projections tests, le public trouvait Harrison Ford trop froid (surtout par rapport à son personnage de Han Solo) et la fin sombre et donc en marge avec les autres productions. Les producteurs se sont autorisés à ajouter des commentaires en voix-off (Deckard a une bonne conscience) et à modifier la fin avec un happy end histoire de satisfaire le public…Le Director’s cut enlève tous ces commentaires, bénéficie de la fin originale et de la mythique scène de la licorne soulevant toutes deux de nombreuses questions. On attend toujours la version définitive du film (il en existe au moins 7), Ridley Scott se battant contre un des propriétaires du scénario pour pouvoir la sortir.

En conclusion, Blade Runner est une expérience qui vaut la peine d’être vécue. Après, pourquoi ne pas lire les autres récits du maître de la science-fiction dont Holywood s’est souvent inspiré (Total Recall, Minority Report…) ?


15 août, 2006

Les Formidables Aventures de Lapinot

Tout commence en 1994 quand Lewis Trondheim signe avec les éditions Dargaud pour la publication de Lapinot. Trondheim n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il est déjà l’auteur de « Lapinot et les carottes de Patagonie », extraordinaire aventure de 500 pages N&B qui est sortie sous la collection Eperluette de L’Association, la structure d’édition dont il est le co-fondateur.

Un jus de carotte pour moi


Ce qui marque dans Lapinot, c’est le dessin. Les traits sont simples et les personnages sont tous des animaux. L’erreur à ne pas faire, c’est de prendre ces bandes dessinées pour des albums pour les enfants. Passé la surprise de ce graphisme particulier, on ne peut qu’adorer le style si simple et pourtant si efficace de l’auteur. En effet, on s’aperçoit rapidement que ces animaux sont humanisés à l’extrême et très attachants. De plus, les planches regorgent de détails. Autres points forts des aventures du lapin en imper : la qualité du scénario et la richesse des dialogues. L’histoire se passe dans notre quotidien et est prétexte à de nombreuses réflexions pertinentes et autres tranches de rigolades. Les aventures parodiant des univers comme la science-fiction sont un vrai régal. Pour faire très simple : l’essayer c’est l’adopter.

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De quoi se réconcilier avec les lapins.


C'est pas fini !

Et pour les amateurs d’ambiance héroïc-fantasy (et ceux qui veulent passer un bon moment), jetez-vous sur Donjon, une autre perle de Trondheim et de Sfar (les grands esprits se rencontrent) tout aussi bourré d’humour mais cette fois avec une touche d’épique. Et puis, y’a aussi des lapins dedans mais racistes et sectaires.

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12 août, 2006

A venir !

Un petit article sur une formidable BD de Lewis Trondheim.

11 août, 2006

Ne pas reproduire ce qui suit chez soi !

Ne vous inquiétez pas : tout va bien.

Hier je me suis réveillé en sursaut à 4h40. Commençant à 5 h, il n'est pas dur de deviner l'état dans lequel je me trouvais. Manier des cartons 20 minutes après le réveil, c'est éprouvant, surtout le temps que j'émerge. Bref, tout ça pour bien saisir ce qu'il m'est arrivé ce matin. Je regarde ma montre, il est 20. Ne voulant pas me retrouver dans le même état qu'hier, je me lève pour manger puis pour me préparer. Ayant encore 5 minutes devant moi je décide d'allumer mon PC. Et là j'ai un choc ! Je vérifies sur mon portable et ma montre au cas où, mais oui, il est bien 1h40 du mat ! Seule solution : se déshabiller puis se coucher. Bon, je n'ai toujours pas compris ce qu'il s'est passé mais pour ma défense je dirai que je n'ai sur mon compteur qu'une petite dizaine d'heures de sommeil.

Bonus

Une fois n'est pas coutume, cet aprem je décide de faire une sieste. Tout à coup, j'entends mon pôpa dire à ma soeur : "lève-toi, il est 10h". Je stresse à mort, pensant être vraiment mais vraiment à la bourre puis me rappelle que l'on est samedi et que je ne bosse pas... J'ai finalement retrouvé mes esprits quelques instants après.




10 août, 2006

MSN

Les vacances se poursuivent, aller à la plage c’est dépassé, pourquoi ne pas utiliser ce magnifique outil qu’est MSN ? La sortie de la nouvelle version hebdomadaire était un prétexte alléchant pour que nous vous donnions quelques conseils.

Etre à la pointe de la mode ou le tuning virtuel

MSN fait le bonheur des jeunes branchés et la récente mouture de MSN Live (la beta 8.38 plus) ne déroge pas à la règle. Un plugin permettait de chatter tout en étant hors-ligne, plugin très pratique qui évite de faire le ménage dans ses contacts. Car oui, mieux vaut avoir 100 contacts qu’une dizaine de bonnes relations, surtout dans les soirées mondaines :

-Moi, personnellement, j’ai 100 contacts sur MSN, je suis très demandé.

-Voyons Jean-Chaaaarles, vous êtes si exquis que rechercher votre compagnie est naturel. »

Le principe des messages différés est une agréable nouveauté. Cela permet d’envoyer un message à une personne qui vient de se déconnecter. Les personnes ayant avoir le dernier mot (« Toi-même d’abord. »), les timides (« Je t’aime lol ») ou les aigris (« Alors on se connecte ? Bah je t’ai bloqué empaffé, va brûler en enfer…») sont déjà conquises.

Aujourd’hui, ouvrir deux sessions en même temps est possible, il suffit juste d’avoir deux comptes ! LE truc qui fait la différence. Un « must have » pour les hommes/femmes volages pour jouir au maximum de leur double vie. Et comme le dit si bien la chanson : « Schizos are never alone ».

Ensuite, la « Jacky’s touch ». MSN permet d’affirmer sa personnalité grâce à ses nombreuses options. Les messages persos en couleurs en sont un bon exemple. En effet, quoi de mieux qu’un «tu me manques Robert ma grande folle » écrit avec un rose fluo que renierait pas le sensible Elton John ? En parlant d’Elton John, faire savoir ce que l’on écoute est possible. Tout le monde saura que vous vous passez en boucle le dernier album de Lorie avant même sa sortie, attention aux envieux.

Des sentiments transcendés

MSN est (presque) un havre de paix et d’amour. Il n’y a que des gens qui vous aiment. Sur la balance affective virtuelle, le contact Unknown80@hotmail.com pèse aussi lourd que la personne avec qui vous gambadiez en couche-culotte. Il a beaucoup de qualités (attention il est possible qu’il trie/choisisse ce qu’il vous dit) ET il vous comprend d’autant plus qu’il est souvent d’accord avec vous. Il dit souvent « lol » car lui au moins comprend l’étendue de vos dons d’humoriste. Peut-être ne sont-ce autres que les prémices d’une idylle ?

Pour plaire, il est de bon ton d’avoir à disposition un bel avatar. Mettre un Apollon moderne aide beaucoup et votre contact vous idéalisera. Il est indéniable que faire passer un sentiment est simple : un « ^^ » ou autre « : ) » se suffit à lui-même. Autre classique, décrire son humeur du moment dans son message perso. Attention tout de même aux excès tels que « Je t’aime kro kro, je ne puis imaginer vivre sans toi » car ça en fera rire et parce que certains s’en moquent comme de leur première chemise.

Mais parfois, tout ne se passe pas comme prévu. Ne pas pouvoir défenestrer la personne énervante est assez frustrant, vous voilà prévenus. [...]

Pour aller plus loin

Pour les pros, que dis-je, les génies, voici d’ultimes astuces.

-Le faux statut : pour éviter de dire à quelqu’un que l’on gêne, il suffit de se mettre en absent. Evitez de changer d’avatar ou de pseudo dans ces moments sinon d’aucuns se douteront de quelque chose. A noter que le statut occupé est généralement mieux accepté.

-Le blocage : même principe, technique plus vicieuse ou pas.

-Le super statut personnalisé : à défaut d’être fourni pas MSN, on peut créer un « parti à Auchan », « pas occupé », « venez me parler où je saute », etc. On peut par la même se créer une vie puisque, non, vous ne traînez pas toute la journée devant votre écran vu que vous étiez « parti aux toilettes » pendant 1 minute. Faire croire des choses est possible.


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[PS : oui, on pense à de drôles de choses en bossant.]

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