
Le prix est indiqué en italique. Ca veut dire qu’ils n’en ont pas en stock.
Blade Runner nous plonge dans un futur proche. La guerre mondiale Terminus a eu des conséquences désastreuses. Les retombées de poussière radioactive ont éradiqué la plupart des animaux, de nombreuses espèces se sont éteintes et les rares survivant se vendent à prix d’or. Posséder un animal est signe de grand prestige. Mais ce n’est pas tout, certains humains ont été touchés voyant leurs capacités régresser, on les appelle les spéciaux. L’Homme n’eut dès lors qu’une obsession : quitter la terre en colonisant l’espace. Pour les aider dans cette tâche, les androïdes furent créés. Parfois, il arrive que les androïdes, ne pouvant supporter la vie sur Mars, tuent leurs maîtres et tentent de retourner sur Terre. C’est là qu’interviennent les Blade Runners.
Rick Deckard, Blade Runner de
Cette fois, 8 andros se sont échappés. Dave Holden, le meilleur Blade Runner s’en est fait 2 avant d’être mis hors-jeu par un tir de laser pour un bon bout de temps. Rick Deckard est donc appelé pour finir son travail, travail qu’il accepte avec joie car il pourra se racheter un vrai mouton grâce à la prime. Toutefois, il devra réformer des Nexus 6, la dernière génération d’androïde qui est, sous certains aspects, supérieure aux être humains. La seule façon de les identifier et de les faire passer le test Voigt-Kampff. Ce test mesure la dilatation capillaire dans la région faciale (zone de la « honte » dont les réactions échappent au contrôle volontaire de l’individu) et la variation de tension des muscles de l’œil (il y a un petit mouvement couplé à la réaction de rougeur). Les androïdes se font piéger car ils n’ont pas de réactions en entendant des phrases concernant l’empathie (la capacité de comprendre ce que peuvent ressentir les autres) comme « le chef plonge un homard dans une bassine d’eau bouillante». Une fois percé à jour, l’androïde est détruit par le Blade Runner, ce qui n’est pas une mince affaire. Voici donc l’intrigue qui va se complexifier au fil des pages.
Un chef d œuvre
K. Dick nous plonge dans un monde sur le déclin où des humains blasés sont surpassés par leurs créations sur presque tous les plans et surtout en terme de "soif de vivre". Au final, qui est le plus humain ? Si l’ambiance est futuriste, les thèmes sont d’actualité. L’auteur était paranoïaque, je le crois sans problème : le complot est présent tout au long de l'histoire. Deckard est assailli de doutes à chaque instant et se remet sans cesse en questions. Le héros est donc un homme comme les autres écrasé par le poids de sa mission. De plus, les pistes sont sans cesse brouillées et on ne sait plus quoi croire (je vous laisse la surprise) ce qui donne lieu à des moments où le suspens est à son paroxysme.
Petit point sur le film
Même si je préfère le livre, beaucoup plus complet, le film est tout aussi culte. L’histoire diverge sur certains points et les éléments « étranges » à l’image de la fusion mercerienne sont occultés mais l’ambiance est parfaitement portée à l’écran. Le personnage du chef des nexus Roy Batty (interprété avec brio par Rutger Hauer) prend une toute autre mesure et devient l’élément clé du scénario. Les décors de la ville sont fabuleux et la musique électro de Vangélis n’est pas en reste. Par contre, méfiance ! Si le film vous tente, alors procurez-vous la version dite Director’s Cut. En effet, lors des projections tests, le public trouvait Harrison Ford trop froid (surtout par rapport à son personnage de Han Solo) et la fin sombre et donc en marge avec les autres productions. Les producteurs se sont autorisés à ajouter des commentaires en voix-off (Deckard a une bonne conscience) et à modifier la fin avec un happy end histoire de satisfaire le public…Le Director’s cut enlève tous ces commentaires, bénéficie de la fin originale et de la mythique scène de la licorne soulevant toutes deux de nombreuses questions. On attend toujours la version définitive du film (il en existe au moins 7), Ridley Scott se battant contre un des propriétaires du scénario pour pouvoir la sortir.
En conclusion, Blade Runner est une expérience qui vaut la peine d’être vécue. Après, pourquoi ne pas lire les autres récits du maître de la science-fiction dont Holywood s’est souvent inspiré (Total Recall, Minority Report…) ?





